Agences de livraison Amazon : de nouvelles structures qui créent de l’emploi

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On sait comment fonctionne Amazon : le géant américain teste de nouveaux modèles, puis, en cas de satisfecit, les développe à toute vitesse un peu partout, créant dans son sillage des centaines et même des milliers d’emplois. C’est le cas avec ses centres logistiques, désormais implantés sur l’ensemble du territoire hexagonal, et qui continuent à essaimer, forts du succès du mastodonte du commerce en ligne ; et il semblerait que ce soit bientôt le cas de ses nouvelles « agences de livraison » : des structures plus petites que les plateformes logistiques XXL qui maillent déjà la carte de France, mais qui feront quand même travailler chacune une bonne cinquantaine de personnes.

 

Une manière, pour l’enseigne, de resserrer son efficacité sur le très concurrentiel secteur de la « livraison du dernier kilomètre », celui qui explique principalement l’engouement des internautes pour le site et ses applis, et surtout, qui permet de les fidéliser très vite, car ils ne rencontrent nulle part la même célérité (créneaux de 2 heures de 8H à minuit, du lundi au dimanche pour l’Ile de France ; et livraison en 12 à 24 heures maximum pour les autres régions). L’objectif étant évidemment, à terme, de pouvoir proposer des services du type « Prime » dans toutes les grandes villes de France comme à Paris et la petite couronne (lire notre article Le géant du e-commerce va encore recruter et également celui-ci : E-commerce, la guerre des livraisons). Et, ainsi, pouvoir développer et multiplier les partenariats avec d’autres enseignes du type Monoprix, Bio C Bon ou Truffaut (lire notre article) : « C ‘est une stratégie gagnante à terme. Sur le plan international les alliances de coopération dans la distribution sont en forte croissance sont de formes multiples. Il est temps de saisir les occasions avant la perte d’efficacité sur les marchés », explique ainsi sur le blog distrijob Hassan El Mchaouri, économiste spécialiste des alliances dans le retail et sociologue des entreprises.

 

Après une dizaine d’agences de livraison ouvertes dans le sud de la France (Bouc Bel Air, Toulouse…), dans la région lyonnaise et dans l’est (Moselle), en plus des 3 agences ouvertes à Paris et en Île de France, Amazon devrait logiquement chercher à s’étendre dans l’ouest, le sud ouest et le centre de la France. A chaque fois, à la clé, plusieurs dizaines d’emplois, et même davantage : « une cinquantaine d’embauches en CDI dès le départ, puis on étoffe progressivement les effectifs en fonction des flux, de la volumétrie et de la croissance des besoins », explique un cadre au siège parisien du groupe. « Même chose pour les ouvertures d’agences : on maille d’abord large, puis en fonction des villes et de la demande, on resserre le maillage en ouvrant des agences de plus en plus proches les unes des autres, jusqu’à ce que la procédure logistique soit parfaitement ajustée et optimisée, donc la plus rentable possible.

 

Nos recrutements ? Nous recherchons des techniciens et des cadres logistiques pour réceptionner les colis qui arrivent de nos centres de tri, avec des agents qui soient d’accord pour travailler en horaires décalés car nos agences ouvrent de 7 heures à 1 heure du matin ; des gestionnaires informatiques, des ingénieurs en traçabilité, des chauffeurs convoyeurs évidemment, pour les tournées en camionnettes, et des opérateurs postés pour le stockage et le déstockage et pour les différentes tâches le long de la chaîne logistique ».

 

 

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