Les créations de postes et les CDI en forte progression dans la logistique

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C’est un fait à souligner et peut-être même l’amorce d’un vrai processus pour les années qui viennent : même si, en 2018, les motifs d’embauche dans la logistique sont restés, pour une forte proportion (52%), le remplacement (congé maladie, congé maternité, congé sans solde…), les créations de postes représentent désormais un quart des motifs d’embauche (25%), contre seulement un cinquième (19%) l’année précédente. En clair, le travail précaire recule, tandis que les embauches en CDI (contrat à durée indéterminée) sont en forte progression.

 

Si l’on regarde d’un peu plus près les chiffres publiés par les cabinets d’expertise du secteur pour l’année qui vient de s’écouler, 6% des contrats signés en CDD au cours de l’année 2018 l’ont été pour faire face à un accroissement momentané d’activité ; 7% des CDD ont été signés pour remplacer un salarié en CDI absent ; près de 18% des contrats ont été signés pour des missions d’intérim destinées à répondre à une croissance d’activité ; 13% des contrats ont été signés pour des missions d’intérim en remplacement ; mais 24% des contrats ont été signés en CDI pour des motifs de remplacement (départ en retraite, reconversion, démission…) et 24% ont aussi été signés en CDI pour pourvoir un poste créé. En clair : les contrats sécurisés et pérennes représentent désormais la norme dans les pratiques d’embauche de la filière.

 

« Le vrai phénomène que l’on a pu observer en 2018, c’est le franc succès du recrutement en CDI intérimaire » (voir notre article), explique un chercheur spécialiste des contrats de travail à l’Université des Sciences Sociales de Lille. « C’est la plus grosse dynamique de croissance de l’emploi dans les deux secteurs associés du transport et de la logistique depuis deux ans. Il permet la sécurité de l’emploi pour les salariés, et la flexibilité associée à une baisse des charges pour les recruteurs. Le bon est spectaculaire sur un an, depuis février 2018, dans le transport et la logistique, et les premiers métiers à en profiter sont ceux de caristes, de chauffeurs poids-lourds et de livreurs ».

 

Autre constat : si la logistique terrestre continue à être le principal recruteur du secteur, la logistique maritime et portuaire et, dans une moindre mesure, la logistique aérienne, sont en très nette progression au niveau des embauches en CDI. Et dans les trois secteurs, la part des embauches féminines progresse bien ces deux dernières années, mais elles restent largement sous représentées (16% des cadres, 2% des conducteurs routiers et grands routiers, 9% des ouvriers qualifiés), et elles sont payées en moyenne 7% de moins que leurs collègues masculins, tous critères égaux par ailleurs. Enfin, 39% des salariés du secteur logistique dépendent aujourd’hui de la région Ile-de-France, 32% travaillent dans des établissements de logistique portuaire et maritime sur le littoral, et 12% dépendent de sociétés étrangères.

 

 

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