Les tendances du recrutement : les jobboards ont la côte et sont les plus efficaces !

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Plus de 7 millions d’emplois sont proposés chaque année en France, dont une moitié directement par Pôle Emploi, l’autre moitié par ce que l’on appelle les « jobboards » : Jobtransport, Distrijob, Clicandsea, etc…  en clair, des sites internet entièrement dédiés à votre recherche d’emploi, grâce à l’intelligence artificielle qui permet de croiser les données de la CVthèque et les offres d’emploi des moteurs de recherche. Gratuite, la méthode permet aussi aux recruteurs d’avoir la meilleure rentabilité. Pour les experts du marché du travail, c’est devenu l’un des moyens de chercher du travail ou, pour les entreprises, de recruter des candidats, les plus prisés des Français.

 

« Les jobboards facilitent la tâche à tout le monde, du côté des recruteurs comme du côté des demandeurs d’emplois, car ils sont plus efficaces et moins chronophages, justement grâce à ces algorithmes qui permettent une recherche immédiatement fine et percutante en analysant les adéquations entre l’offre et la demande », explique  l’Obsoco (Observatoire Société et Consommation). « Les sites de recrutement permettent donc une recherche à la fois plus pointue, mais aussi, et sans paradoxe, plus globale, plus large que les démarches locales, car le web permet d’élargir sa recherche au monde. C’est un outil jugé particulièrement efficace aujourd’hui par les générations de moins de 40 ans, qui ont quasiment d’office le réflexe de recourir à la digitalisation pour leur recherche d’emploi. C’est donc aussi pour cela que les recruteurs ont intérêt à utiliser les jobboards : ils peuvent ainsi cibler des candidats jeunes, une gageure parfois dans certains secteurs où le renouvellement des générations est difficile et où les départs en retraite seront extrêmement nombreux dans les années à venir. Attirer des candidats jeunes devient un enjeu majeur dans les secteurs comme le transport, la logistique, la pêche, la santé ».

 

D’autre part, « c’est un système qui valorise le CV, donc les prestations du candidat », explique de son côté l’OFEM (Observatoire de la Formation, de l’Emploi et des Métiers). « Cela permet aux candidats d’être plus exigeants dans leur recherche, en croisant des données de rémunération, de poste, de secteur, de durée de mission, de conditions de travail, de flexibilité….  Et aux recruteurs de mieux comprendre la demande et de s’adapter aux évolutions de ces candidats à l’emploi et de leur approche, pour mieux cibler les profils à séduire. Jusqu’à aujourd’hui le recrutement mettait les entreprises en position de force, les générations précédentes voulaient un CDI, un poste à vie, près de leur domicile, et ils prenaient le salaire qu’on voulait bien leur donner, ravis d’avoir un travail. Les jeunes générations de candidats ne sont plus du tout les mêmes ! les postulants de 20 à 35, 40 ans sont prêts à déménager tous les 5 ans en emmenant leur petite famille avec eux au gré des missions, car ils voient le fait d’être freelance ou en CDD comme une liberté et non plus une contrainte ! Mais ils veulent le bon salaire, à hauteur de leurs compétences, et plus elles sont recherchées plus elles se monnayent cher : rien que de très logique ! Mais aujourd’hui, c’est le candidat qui est en position de force, parce que la pyramide des âges repose sur la pointe dans toutes les entreprises françaises, où la moyenne d’âge dépasse les 50 ans et où les moins de 25 ans représentent moins de 5% des effectifs le plus souvent ».

 

Aujourd’hui, selon le comité de rédaction de la Revue Française de Socio-Economie, « les recruteurs ne peuvent plus embaucher sans passer par des réseaux professionnels comme les jobboards. Des réseaux sociaux sérieux et spécialisés, par le tout venant comme Facebook. Car la chasse en ligne permet aussi d’aller solliciter des talents qui ne sont même pas en recherche d’emploi, et de les débaucher ! Le brassage de candidats est supérieur, moins discriminant, et permet aussi aux profils atypiques mais intéressants d’être vus, même s’ils ne rentrent pas forcément dans les cases ou dans les clous. Les jobboards permettent, enfin, une plus grande transparence : c’est une première sélection qui permet de vérifier les compétences et empêche la triche et le maquillage, c’est un moyen d’être plus proche de la réalité des postulants, et de vérifier qu’ils sont bien la personne qu’ils prétendent ! En particulier pour les cadres, chez qui le taux de chômage est inférieur à 3%. Les candidats ont clairement la main, dans ces catégories de travailleurs, quel que soit le secteur d’activité ou l’expérience, d’ailleurs. Les jobboards permettent clairement un meilleur équilibre et une recherche plus affinée entre les compétences purement techniques, et les compétences humaines (sociabilité, sens du collectif, corporatisme, relation client…) de plus en plus recherchées et qui comptent de plus en plus aux yeux des recruteurs. Le site internet professionnel est, typiquement, le meilleur moyen d’avoir le qualitatif et le quantitatif en même temps ».

 

 

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