Salon du Bourget : plus de 22 000 emplois à pourvoir dans l’aéronautique et l’aérien

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C’est LA semaine de l’année pour les professionnels de l’aéronautique, de l’espace et du transport aérien, avec le traditionnel salon du Bourget, dans la ville éponyme de Seine-Saint-Denis, aux portes de Paris. Cette année, dans la filière aéronautique, qu’il s’agisse du civil ou du militaire, les patrons du secteur recrutent à tour de bras : 22 000 postes à pourvoir en CDI, et 4000 places en alternance pour les jeunes en formation. « Dans toutes les filières, sur tous les métiers, notre secteur connaît une pénurie de main d’œuvre très importante, qui atteint même des niveaux jamais vus, tant les carnets de commande sont plein et l’économie florissante dans nos branches d’activité », explique le GIFAS, le Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales.

 

« 2018 a été une année solide pour la filière avec une progression du chiffre d’affaires à 65,4 Md€ (+1,2%) et une très forte composante exportation de 44 Md€ (stable) qui représente 85% du chiffre d’affaires consolidé. Le secteur civil représente 77% du chiffre d’affaires. Ces bons résultats de notre filière, pôle d’excellence technologique et économique pour la France et aussi l’Europe, lui ont permis de dégager à nouveau le premier solde excédentaire, à 27 Md€, de la balance commerciale nationale en 2018 » expliquait mi avril 2019 Éric Trappier, président du GIFAS, lors de la présentation des résultats annuels de la profession à la presse. « Nous battons tous les records. En effet, jamais autant d’avions commerciaux n’ont été produits en France. Ceci est possible grâce à la performance de la supply chain aéronautique en plein contexte de montée en cadence, et confrontée aux défis des donneurs d’ordres et à de nouveaux concurrents (…) ».

 

Pour ce qui concerne les embauches, même tendance selon le GIFAS : « 2018 est de nouveau une année record en termes d’emplois avec 195 000 hommes et femmes dans la profession en France (190 000 en 2017), 15 000 recrutements et plus de 4 000 emplois nets créés. Portée par la conjoncture globalement favorable, de bonnes perspectives d’activités, et un besoin accru de renouvellement des compétences, la profession a augmenté ses embauches l’année dernière et a de nouveau créé de l’emploi en France. Avec 15 000 recrutements prévus en 2019, notre industrie continuera cette année à investir dans de nouvelles compétences », confirme Éric Trappier. « En 2019, la profession poursuivra par ailleurs son effort de formation de jeunes alternants, avec plus de 7300 apprentis et contrats de professionnalisation présents dans les effectifs fin 2018 (+7% par rapport à 2017). Ces besoins accrus en compétences justifient plus que jamais de mettre l’effort sur l’apprentissage. Dans le cadre de son contrat stratégique de filière, l’objectif de la filière aéronautique est d’augmenter de 50% l’apprentissage sur les 5 ans à venir, pour répondre aux demandes des industriels en qualifications de tous niveaux, compagnons, techniciens et ingénieurs ».

 

Autre très gros recruteur du Bourget : l’armée de l’Air ? A eux deux, ces secteurs recrutent des dizaines de milliers de personnes. Les postes les plus recherchés ? Tous ! Mécaniciens, ingénieurs, pilotes, conducteurs, secrétaires, agents administratifs, agents du bâtiments, électriciens, électroniciens, informaticiens, communicants, protection, sécurité, transport, logistique, maîtres chiens, parachutistes, fusiliers, pilotes de drones, officiers, sous-officiers…  Attention : renseignez-vous bien sur l’âge de recrutement (dès la troisième pour certains postes, pas après 25 ans pour d’autres), la formation (parfois aucune, parfois bac + 5) requise et la base sur laquelle le poste que vous convoitez est affecté : cela peut bien sûr être en région parisienne, mais aussi à Toulouse, Bordeaux, Istres ou Evreux, Villacoublay, Tours, Salon de Provence, Cognac…

 

 

2 réflexions au sujet de « Salon du Bourget : plus de 22 000 emplois à pourvoir dans l’aéronautique et l’aérien »

  1. TSAGUE

    Le recrutement dans l’Aéronautique semble privilégier énormément la jeunesse, à tel point que les plus expérimentés seniors ressentent du coup un rejet programmé du système malgré leur compétences multisectorielle. Alors que deviendront ses jeunes d’aujourd’hui en fin de carrière, échapperont -ils à ce sort?

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  2. TSAGUE

    Le recrutement dans l’Aéronautique semble privilégier énormément la jeunesse, à tel point que les plus expérimentés seniors ressentent du coup un rejet programmé du système malgré leur compétences multisectorielles. Alors que deviendront ses jeunes d’aujourd’hui en fin de carrière, échapperont -ils à ce sort?

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