Transport et Logistique : les filières valorisation et recyclage recrutent

Laisser un commentaire

Il y a en France 300 000 emplois non pourvus dans cette filière, qui embauche toute l’année, et peine même à recruter suffisamment pour satisfaire à la demande : le recyclage est une économie en plein essor et la demande de candidats ne tarit pas. Le numéro 1 des entreprises françaises spécialisées dans le transport et la logistique de valorisation confirme : « Nous avons décidé de proposer nous-mêmes nos formations de chauffeurs aux demandeurs d’emploi, pour essayer de faire davantage correspondre l’offre et la demande dans notre domaine d’activité », explique ainsi Paprec, spécialiste du recyclage et de la valorisation. « Nous payons le permis poids lourd aux volontaires, avec une promesse d’embauche à la clé, ce qui est quand même motivant quand on connaît le coût de l’examen et la rareté des CDI aujourd’hui ».

 

« Ce sont des secteurs où la logistique devient primordiale pour aller vite et travailler bien, parce que la demande se développe très vite, le recyclage est un secteur qui est appelé à croître en terme d’activité pendant encore au moins un demi-siècle voire davantage », explique l’Observatoire du Développement Durable. « Avec la prise de conscience estivale de l’année 2018, qui a vu des phénomènes climatiques d’alerte particulièrement fréquents et violents se manifester, les usagers ont pris conscience de la nécessité de modifier leurs comportements du quotidien tout de suite, et en profondeur, pour éviter l’irréparable. Notre activité a connu un pic inédit en juillet août, et ce n’est pas un effet de mode mais une tendance de fond car elle se poursuit les mois suivants. Les gens trient beaucoup plus qu’avant l’été, et cela développe notre activité en conséquence. Il y a donc des besoins de recrutement immédiats et importants dans toutes les branches de la filière, en chauffeurs et en logisticiens ».

 

« Le recyclage est aujourd’hui une vraie porte d’entrée vers l’emploi », confirme le Bureau International du Travail. « En France, et partout en Europe. La mobilité des marchandises à revaloriser représente de plus en plus un défi des collectivités et des entreprises de retraitement en matière de logistique urbaine. Elles doivent s’organiser pour fluidifier le transport et affronter la hausse de la demande, ce qui passe nécessairement par des recrutements en masse, même si certains pans de cette économie sont robotisés ». Les villes doivent aujourd’hui revaloriser les métiers de la logistique urbaine liée aux déchets, parce qu’il y a une pénurie de main d’œuvre importante et que des milliers d’emplois sont à pourvoir et sont la clé d’un développement réussi. « Revaloriser ces emplois, c’est mettre en avant leur utilité, leur importance, leur nécessité pour la planète comme pour le mieux vivre collectif dans des cités de plus en plus saturées par le manque de place et la surpopulation », analyse la Société Française des Urbanistes. « C’est aussi augmenter les salaires et améliorer les conditions de travail et les avantages à travailler dans cette branche d’activité. De plus en plus de mairies l’ont compris et proposent aujourd’hui des CDI plus intéressants et motivants que par le passé ».

 

« Les entreprises dédiées à la logistique du recyclage se développent au pas de charge, mais il s’en crée aussi de nouvelles qui recrutent à leur tour », explique un membre de cabinet du ministre de la Transition Ecologique. « Cela permet de développer l’emploi local, et ça n’est pas délocalisable. C’est aussi une belle porte d’entrée vers la réinsertion après une longue période sans travail ». « Ce sont des métiers qui souffrent d’un a priori négatif, parce qu’on parle de transport et de logistique des déchets, mais c’est un mauvais procès puisque les déchets triés sont des déchets propres, le verre, le papier, le carton, l’électroménager, l’électronique, l’informatique… les déchets considérés comme « sales » sont au tout venant et partent ailleurs que dans les centres de tri et les usines de recyclage ! La plupart de nos salariés acceptent volontiers quand nous leur proposons un CDI après quelques mois d’essai, ils sont plutôt heureux de faire ce qu’ils font, et ils se sentent utiles », conclut la Federec (Fédération des Entreprises du Recyclage).  

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *