Transports de marchandises, de voyageurs, logistique : les régions qui recrutent en 2019

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De manière globale en France, le secteur se porte bien et continue à recruter : la pénurie de main d’œuvre est quasi chronique dans la branche et il y a toujours des emplois à pourvoir (voir notre article). Mais certaines régions recrutent encore plus que d’autres, nous vous avions apporté un premier aperçu dans cet article, voici notre palmarès complémentaire pour 2019 :

 

La Bourgogne Franche Comté

 

Au 1er janvier 2018, le transport routier représentait près de 30 000 emplois dans cette région où l’activité du transport de marchandises par la route a augmenté de près de 5% en 5 ans depuis 2013, et 5,5% par an dans la logistique sur la même période. Soit presqu’un millier d’emplois créés, d’autant que le nombre d’entreprises créées a, lui, doublé. « Notre région compte plus de 40 grands groupes de transport de marchandises et de logistique, et 3 organismes de formation, ces deux secteurs sont les plus gros recruteurs du territoire régional juste derrière le BTP », explique la DREAL (Direction Régionale de l’Aménagement, de l’Environnement et du Logement). « En Bourgogne Franche Comté, 600 emplois sont à pourvoir en 2019, dont 400 postes de chauffeurs pour le TMR. Le territoire cherche aussi à recruter une centaine de conducteurs pour les transports de passagers ».

 

Le sud de la France

 

« Aujourd’hui, en 2019, on considère que le transport représente un emploi sur 20 en France, et si la région parisienne, la région lyonnaise et le nord de la France restent des territoires de pointe sur ce secteur, le sud est en train de se développer très vite et recrute à grande vitesse », explique l’Observatoire des Territoires. « Vous avez des patrons transporteurs en recherche de monde, constamment, dans le Var (520 emplois à pourvoir), la région toulousaine (1300 projets de recrutements), la Provence-Alpes Côtes d’Azur (550 postes à Marseille)… et c’est dans le sud qu’on va trouver le plus de recrutement en CDI, alors que l’intérim a davantage la cote à Paris ou dans la région Auvergne Rhône Alpes, par exemple. C’est aussi dans le sud que l’on constate la plus grande indulgence des patrons par rapport au manque d’expérience et de formation : ce sont eux qui vont embaucher le plus volontiers des candidats sans aucun cursus et les former eux- mêmes, même si c’est une tendance qui se généralise dans la profession sur tout le territoire aujourd’hui, pour tenter de pallier la pénurie de main d’œuvre ».

 

Le Grand Est

 

L’Observatoire Régional du Transport et de la Logistique vient de publier, pour la première fois, une vaste étude sur le fret à l’échelle du quart nord est du pays, d’où il ressort que l’activité du transport de marchandises et de voyageurs se développe bien, ces dernières années, en Alsace, Lorraine et Champagne Ardennes, avec 550 projets de recrutements pour 2019 rien qu’à Strasbourg, et concerne « à l’échelle de la région, directement plus de 126 000 emplois (7 % des salariés) », analyse l’organisme. « En 2016, on a pu dénombrer 8 000 recrutements et 4 500 nouvelles personnes formées. Par ailleurs, le Grand Est bénéficie d’un excellent positionnement au cœur de l’Europe. À titre d’illustration, 20 % de la richesse européenne (PIB) est produite à moins d’une demi-journée de transport routier. La région est aussi reliée au reste du monde par 4 corridors européens multimodaux (RTE-T), un cas unique en Europe. Elle bénéficie d’un très bon maillage en infrastructures tant routières que ferroviaires, fluviales et portuaires. La multimodalité est, d’ailleurs, une caractéristique fondamentale du Grand Est. Avec 16 % des tonnes transportées, la part des modes alternatifs à la route s’élève à plus du double de la moyenne nationale. Le Grand Est représente, par exemple, à lui seul, 26 % du trafic ferroviaire fret national soit 360 trains de fret par jour ».

 

 

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