Réforme de l’assurance chômage : ce que les patrons du transport et de la logistique doivent savoir

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Tout dépend évidemment de vos pratiques en tant qu’employeur : mais ce qui est certain, c’est que pour toutes les entreprises du transport et de la logistique, la réforme de l’assurance chômage va changer radicalement la donne dans les deux ans qui viennent. A partir de 2021 en effet, certains recruteurs verront sanctionner leur recours trop fréquent aux contrats de courte durée, tandis que ceux qui auront tendance à embaucher plutôt en CDI se verront accorder des avantages financiers. Et que l’on parle de malus ou de bonus, les montants seront conséquents. D’où l’intérêt de bien se préparer à la reforme.

 

En fonction de leurs habitudes de recrutement, en effet, la nouvelle loi sur l’assurance chômage prévoit soit de diminuer le taux de cotisation patronales à 3% pour les bons élèves, c’est à dire ceux qui ne sont pas considérés comme ayant un recours « abusif » aux contrats courts; soit de le remonter jusqu’à 5% pour les mauvais élèves, c’est à dire ceux dont le recours à ce type d’embauche sera jugé exagéré. Alors que pour l’instant, le taux est de 4,05% de la masse salariale pour tout le monde. Le nouveau texte sera publié par décret d’ici la rentrée de septembre 2019.

 

Comment savoir si votre taux va baisser ou monter d’un point ? Vous pouvez déjà faire vos propres simulations, à la louche : car le nouveau taux sera déterminé par le ratio entre le nombre de ruptures de contrats ayant entraîné des inscriptions à Pôle emploi en 2020, et le taux du secteur de votre entreprise. En clair, vous êtes dans la moyenne, en dessous ou au dessus, et vous en êtes soit remercié soit pénalisé. Mais 2020, cela laisse encore un peu de temps pour vous préparer et transformer les contrats de travail de vos meilleurs salariés en CDD ou en intérim, en CDI !

 

L’objectif du gouvernement, c’est évidemment de faire reculer le chômage avec des créations de CDI (contrat à durée indéterminée) à hauteur de 150 000 à 250 000 postes permanentisés dans les entreprises. Et par la même occasion, de faire des économies sur les droits pour les chômeurs, à hauteur de 3,75 milliards d’euros. Les TPE (Très Petites Entreprises) de moins de 11 salariés ne sont pas concernés par ce dispositif, qui s’appliquera à plus de 40 000 entreprises. D’autre part, les CDD dits « d’usage » (c’est-à-dire des contrats sans prime de précarité, sans délai de carence, et sans durée maximale) seront taxés 10 euros par contrat.

 

 

2 réflexions au sujet de « Réforme de l’assurance chômage : ce que les patrons du transport et de la logistique doivent savoir »

  1. Routier du nord

    Attention aux boîtes qui vont embaucher cdi et licenciés ou pousser à la sortie comme beaucoup déjà, la solution serait plutôt de faciliter l’ouverture de la licence de transport aux petite entreprise un peu comme aux États-Unis.

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