Conducteurs d’engin de déneigement : les « anges gardiens » de nos routes


Temps de lecture : 3 minutes

Engin de déneigementNous en sommes tous témoins ces jours-ci : lorsque la neige se met à tomber dru, et le verglas à étendre ses pièges sur les chaussées fragilisées par le froid, ce sont les pros du déneigement qui nous sauvent la mise ! Un métier délicat, dans des conditions extrêmes, mais ces courageux là sont indispensables au fonctionnement de nos collectivités pendant l’hiver. Sans eux, il serait parfois impossible de sortir de chez nous ! Reportage.

Si vous roulez de nuit, en ce moment, vous croiserez peut-être l’un de ces étranges ballets d’engins de déneigement : machines à racler, machines d’épandage des produits de sablage ou de salage, outils d’évacuation de la neige… le plus souvent, des colosses articulés à l’allure impressionnante, pourvus de dispositifs Engin de déneigementspécifiques à l’avant, sur les côtés et à l’arrière, et éclairés de gyrophares bleu ou orangé…  Mais ce sont surtout ceux qui les manient, les conducteurs d’engin de déneigement qui doivent disposer d’un talent particulier : d’abord, parce qu’il s’agit de dégager des routes et des autoroutes très empruntées, à circulation dense, où le danger est accru par les aléas climatiques. Ceux que l’on surnomme les « anges gardiens » de la route doivent faire preuve d’une prudence extrême pour ne surtout pas provoquer d’accidents, ni se mettre eux-mêmes en danger au cours du travail de déneigement et de sécurisation des voies.

« D’abord, la signalétique est d’une importance primordiale », explique-t-on dans les Centres de Gestion de la Fonction Publique Territoriale : comme tous véhicules à progression lente, les engins de service hivernal doivent être balisés par des bandes réfléchissantes rouges et blanches sur tous les côtés du véhicule, de même que toutes les extrémités des outils de raclage et d’épandage. Ensuite, les tracteurs doivent être pourvus de feux spécifiques tournants bleus ou jaune-orangé, pour signaler aux automobilistes l’intervention en cours. En dernier lieu, le conducteur doit faire preuve d’une très grande maîtrise de son engin, dont le poids et l’encombrement sont très supérieurs à la plupart des autres véhicules de chantier ».

Le travail s’effectue le plus souvent de nuit, avec des zones d’éclairage limitées, une adhérence et une visibilité très réduites. Pour ces raisons,Engin de déneigement la vitesse de conduite est limitée entre 25 et 50 kilomètres heure, ce qui constitue en soi un danger supplémentaire lorsque les pros du déneigement travaillent sur des voies à circulation rapide : d’autant que les conditions climatiques difficiles exaspèrent certains conducteurs, qui prennent alors des risques inconsidérés comme la circulation sur les bandes d’arrêt d’urgence ou sur la voie de gauche pas encore dégagée. A l’inverse, sur les routes isolées, le pro du déneigement est confronté à la rudesse du paysage et à des épaisseurs de neige parfois très importantes, d’où le risque lié aux congères, à un verglas encore plus sournois et à une fréquentation restreinte.

« Titulaires d’un permis C obligatoire, les conducteurs d’engins de déneigement doivent surtout et avant toute chose, avoir reçu une formation adéquate et une autorisation de conduite de la part des organismes territoriaux qui les emploient », précise-t-on au Comité Technique. Cette autorisation est délivrée sur la base d’un examen d’aptitude de la médecine professionnelle, d’un contrôle du savoir faire de l’agent pour la conduite en sécurité de l’engin, et d’une connaissance des lieux (tracés de parcours, plans,  instructions spécifiques à respecter sur certains sites …) où il va devoir exercer. Pour finir,  certains produits chimiques spécifiques au déneigement sont extrêmement caustiques et nécessitent d’en connaître toutes les précautions d’utilisation (ventilation, équipement, premiers soins en cas d’accident…). Autant d’éléments qui font de ce métier… tout un art !

 
 

Une réflexion au sujet de « Conducteurs d’engin de déneigement : les « anges gardiens » de nos routes »

  1. Christophe Carlier

    Merci pour ce partage d’information. C’est hiver maintenant et il neige souvent chez moi. C’est pour cela que nous avons besoin de déneigement dans les rues et à la maison. Heureusement, nous avons ces machines à racler pour le déneigement afin de nous protéger en route.
    -Chris

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