En juillet 2016 : finie, enfin, la concurrence déloyale des pays de l’Est ???

7On les voit bien sur les routes, ces plaques de toute l’Europe, et pour cause : près de 11 millions de camions étrangers circulent sur les routes françaises chaque année. Mais au volant, tous les chauffeurs ne sont pas égaux en terme de rémunération : un routier serbe, par exemple, qui conduit des camions slovaques, nous explique sur l’aire de Lesquins, dans le Nord, où il prend sa pause, qu’en Serbie « le salaire d’un chauffeur c’est environ 500 euros, alors que dans la société slovaque pour laquelle [il] travaille aujourd’hui, c’est 2000 euros », soit quatre fois plus ! Car aujourd’hui, même lorsqu’ils roulent en France – et c’est plus que fréquent puisque l’Hexagone est une plaque tournante de la logistique européenne, au carrefour de l’Italie, de l’Espagne, du Portugal, de l’Angleterre, de la Belgique, des Pays-bas, du Luxembourg, de la Suisse, et au-delà, vers les ports qui conduisent aux continents américains et africains – les chauffeurs étrangers sont soumis aux règles de leur pays d’origine, aussi bien au niveau du salaire qu’en ce qui concerne le niveau des cotisations sociales.

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L’OTRE Ile de France inquiète après la communication de Madame Jouanno concernant une écotaxe en Ile-de-France

OTRECOMMUNIQUÉ DE PRESSE –  Paris, le 13 avril 2016
Le 10 avril 2016, Chantal Jouanno, Vice-présidente chargée de l’écologie et du développement durable à la Région, a proposé dans le JDD la mise en place « d’une écotaxe sur les poids lourds en transit en Île-de-France en estimant les futures recettes à 100 millions d’euros par an ».

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Fraude sociale : transport et logistique dans le collimateur de l’Urssaf

5Attention, ils intensifient depuis plusieurs années et particulièrement ces derniers mois leur traque. Ils ? Les inspecteurs de l’Urssaf. Leurs cibles ? Les entreprises, toutes celles qui pourraient représenter une fraude sociale, via le travail dissimulé… Et ils ont, tout particulièrement dans le collimateur, les métiers comme le transport et la logistique, où sont employés de plus en plus de travailleurs détachés, venus des pays du sud ou de l’est de l’Europe.

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Salaires des grands patrons : quid du transport et de la logistique ?

carlos Tavares PSA 2

Carlos Tavares

C’est la polémique qui enfle, en ce lundi de Pâques : en moins d’une année, la rémunération de Carlos Tavares, le président du directoire de PSA, a quasiment doublé en 2015, passant à plus de 5 millions d’euros annuels, sans compter les primes et autres intéressements annexes. Carlos Ghosn, PDG de Renault, s’est pour sa part vu rémunérer à hauteur de plus de 7 millions d’euros, l’an dernier, auxquels s’ajoutent les 8 millions d’euros versés au titre de sa rémunération chez Nissan, dont il est aussi le patron. Chez Ford, Mark Fields touche 18.5 millions de dollars annuels, quand Dieter Zetsche, patron de Demler Mercedes, déclare 9.7 millions d’euros. Des revenus annuels qui, bien sûr, viennent chaque année grossir le patrimoine de ces leaders de l’industrie automobile, tous classés parmi les grandes fortunes mondiales. L’automobile : un secteur clé de l’économie française, qu’il tire ou qu’il noie selon ses états de forme, devenu désormais le symbole de ces « salaires de patrons » de plus en plus décriés, par l’Etat, parfois actionnaire, mais aussi et surtout par les salariés, qui s’estiment exclus de la liste des bénéficiaires de la reprise. L’occasion de s’interroger, plus globalement, sur la fortune des grands dirigeants, et en particulier dans les deux domaines qui nous intéressent : le transport et la logistique. Salaire, revenus annuels ou fortunes globales, les chiffres ne sont pas toujours faciles à trouver… Voici ceux que nous avons dénichés pour vous !

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Attentats : faut-il définitivement renoncer aux transports publics ?

98 heures du matin venait à peine de sonner, ce mardi 22 mars 2016 à Bruxelles, lorsque la Belgique a été, à son tours, violemment frappée par de sanglants attentats : d’abord, deux explosions dans le hall des départs du plus grand aéroport de la ville, puis, quelques minutes plus tard, des déflagrations à la station de métro de Maelbeek, dans le quartier des institutions européennes de la capitale belge. Plus de trois dizaines de morts, plus de deux cents blessés à l’heure où nous écrivons : et le bilan ne cesse de s’alourdir, d’heure en heure. En fin de journée ce mardi, une photo tirée des caméras de vidéosurveillance de l’aéroport circule : on y voit trois hommes, dont deux équipés d’un gant unique à la main gauche, dissimulant vraisemblablement des détonateurs, pousser tranquillement des chariots à bagages. Comme si de rien n’était.

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Loi Travail : espoirs… et déceptions des patrons de petites et moyennes entreprises (PME)

4Elle n’en finit plus de faire couler de l’encre, cette fameuse loi travail portée par la ministre Myriam El Khomri, par Emmanuel Macron le ministre de l’Economie, et par Manuel Valls, chef du gouvernement. Entre pétitions pour et pétitions contre, entre mobilisations dans la rue et prise de position des patrons, personne n’est d’accord… Et plus grand monde n’y comprend grand-chose, d’avancée en reculade et de négociation en tractation.

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Transport et logistique : et si le succès passait par le low cost ?

1025 mètres carrés à Compiègne, dans l’Oise : à peine entrée dans son studio après état des lieux et remise des clés par la propriétaire le matin même, Florence réceptionne ses meubles. Elle indique à deux solides gaillards où poser le canapé, la table basse, le lit, la commode, la table de salle à manger et les chaises… mais aussi le frigo, la machine à laver ou encore, une bibliothèque. En réalité d’ailleurs, ce ne sont pas vraiment « ses » meubles… puisque la jeune femme a choisi de louer plutôt que d’acheter : « je viens d’arriver, et je compte repartir d’ici 3 ou 4 mois », explique-t-elle en toute simplicité. « J’ai donc préféré faire appel à une société de location de meubles, qui vient me les déposer et passera les récupérer dans quelques mois quand je repartirai. Cela me permet d’éviter d’investir trop d’argent dans du mobilier que je n’ai de toute façon pas envie d’acheter. Là, pour l’intégralité des meubles loués, j’en ai pour 80.50 € par mois : si j’avais acheté un canapé entre 500 et 800€, plus une table basse à 250€ par exemple, plus tout le reste, cela m’aurait coûté de toute façon plus cher ». »

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