Transport sanitaire, de voyageurs et de marchandises : unis pour les salaires

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chauffeurLa tension ne cesse de grimper entre le ministère des Transports, les patrons des grandes entreprises du secteur, et les organisations syndicales qui en représentent les salariés. Alain Vidalies, le Secrétaire d’Etat aux Transports, a reçu les organisations patronales ce jeudi 12 mars 2015 au matin, une semaine après avoir reçu les syndicats, afin de trouver une sortie de crise… tandis que le dialogue entre les protagonistes a été rompu il y a plus d’un mois déjà, le 9 février dernier. Et ce mardi 10 mars 2015, l’assignation en justice portée par le Groupe Charles André à l’encontre des syndicats routiers CFDT, CGT, FO et CFTC, qui lui avaient fait subir des blocages lors de la grève de janvier, a largement contribué à jeter de l’huile sur le feu.

 

grevePourtant, dans le même temps, des tentatives de conciliation ont eu lieu, de part et d’autre, mais sans que cela s’avère suffisant. Ainsi, dans ses dernières propositions, transmises le 4 mars 2015 aux syndicats, l’Union des Fédérations de Transport (UFT) se disait prête à accorder une revalorisation portant les plus bas coefficients à 9,62 euros, soit un centime de plus que le Smic, et le plus haut à 9,89 euros. Insuffisant pour les syndicats. Qui ont à leur tour communiqué des éléments de négociation ce matin au Ministère des Transports : « Dans un esprit d’ouverture, l’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC) revoit à la baisse ses prétentions initiales, espérant que sa main tendue permettra une réouverture des négociations dans un cadre serein et loyal », écrivent-ils dans le courrier. Indiquant également que désormais, ils accepteraient un taux horaire minimum de 9,82 euros bruts à l’embauche, pour les coefficients les plus bas, alors que jusqu’à présent ils réclamaient 10 euros pour cette catégorie de personnel, celle des salariés les moins qualifiés.

 

 

CFDTCeci étant, cela ne remet pas en cause, à l’heure où nous écrivons, la nouvelle mobilisation des salariés du transport routier, prévue dimanche soir, le 15 mars 2015, à partir de 22 heures. « La CFDT reste dans une logique de préparation d’action », a indiqué son représentant, Thierry Cordier pour qui le gouvernement doit agir « en facilitateur ». « Quoi qu’il arrive, tant que les négociations n’auront pas repris, notre mouvement d’action est maintenu », a également confirmé Patrice Clos, de Force Ouvrière. « Cette mobilisation se fera même dans l’unité la plus complète, puisque les cinq organisations syndicales représentatives appellent l’ensemble des salariés du secteur à se mettre en grève sur la question des salaires », explique Jérôme Vérité, secrétaire général de la CGT Transports.

 
voyageursPourtant, le sentiment des observateurs extérieurs au mouvement avait été mitigé, en janvier et début février 2015, avec l’impression générale que les grèves et les blocages étaient globalement moins suivis que l’on aurait pu s’y attendre. Pour Jérôme Vérité (CGT), c’est inexact : à en croire le syndicaliste, les premières mobilisations de l’année ont été efficaces. Et les actions à nouveau mises en place ce dimanche 15 mars au soir ont pour objectif d’être encore mieux suivies, et relayées : « Pour sortir la profession de la smicardisation, de conditions familiales extrêmement détériorées et de conditions  sociales plus que pénibles, nous n’avons donc pas le choix : le patronat, de par son attitude, nous oblige à aller jusqu’à cette situation de blocage. La première phase de la mobilisation a fait bouger un peu les lignes, le patronat a commencé à lâcher quelques brides, mais on reste bien loin des revendications des salariés. Et de ce point de vue là, notre détermination est totale, et la mobilisation du dimanche 15 mars est bien la démonstration que nous allons continuer, que nous n’allons pas lâcher sur cette question d’augmentation des salaires. Nous allons donc continuer les blocages, puisque l’objectif c’est bien de toucher au porte monnaie du patronat, et les formes d’action à partir de dimanche soir, seront dans cet objectif ».

 

 

salairesLes 330 000 salariés du transport routier de marchandises ont même été rejoints, entre temps, par l’intersyndicale FO Transport et CGT Transport des salariés des transports routiers de voyageurs, et des transports sanitaire. A leur tour, ils dénoncent « une augmentation de salaire de 0% en 2014 et des salarié(e)s des transports routiers de voyageurs qui subissent toujours et encore une politique d’austérité salariale. Tout comme les salariés des transports sanitaires, dont les patrons estiment que c’est aux salariés eux même de financer leurs augmentations de salaires en reniant sur leur décompte du temps de travail journalier », écrivent ainsi ces  organisations syndicales, qui demandent, à l’unisson des transporteurs de marchandises, « une nouvelle réunion dans les meilleurs délais afin que les organisations patronales puissent apporter des réponses » à leurs demandes. Des organisations patronales qui préviennent : il leur est impossible de céder à des revendications aussi élevées, sous peine de voir tout simplement disparaître le métier de routier français. Déjà beaucoup trop « cher » par rapport aux chauffeurs des concurrents d’Europe de l’Est. Un argument « caduque » pour la CGT, puisque désormais, la loi Macron impose le salaire français, y compris aux chauffeurs venus d’autres pays.

 

 

Une réflexion au sujet de « Transport sanitaire, de voyageurs et de marchandises : unis pour les salaires »

  1. François

    Ils faut parrraliser toute la France et pas faire des barrages filtrant ,ils faut bloquer tout les grand axes,les fontieres (même si il n’y en a plus) ils faut qu’ils nous prennent au sérieux quand ils n’orront plus de quoi manger,boire s’habiller, rouler enfin ils commenceront peut-être a ce gratter la tête

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